17/06/2008

A l'attention des très chers ...personnes...

Ce message est dédié aux personnes qui ont eu des égards déplacés à mon encontre ces derniers jours (jalousie, critiques, accusations, etc.). Elles se reconnaîtront !

 

A cela, j’ai eu envie de recopier quelques lignes du texte de Sénèque (De la Constance du Sage – Que le sage n’est pas atteint par l’injure – Traduction J. Baillard - 1461427888.jpg1914).

 

 

 


 

  • Cette statue, Sénèque prenant son dernier bain, est conservée au Musée du Louvre, dans la salle du Manège.

 

« Quiconque naît homme peut s’élever au-dessus des choses humaines ; douleurs, pertes, tribulations, blessures, révolutions qui grondent autour de lui, il peut tout envisager sans pâlir, supporter avec calme les disgrâces, et le bonheur avec modération, sans ployer sous les unes, sans se fier à l’autre, rester égal et le même dans les conjonctures les plus diverses, et penser que rien n’est à lui que lui seul, c’est-à-dire encore la meilleure partie de son être.

La vertu est chose libre, inviolable, que rien n’émeut, que rien n’ébranle, tellement endurcie aux coups du sort, qu’on ne saurait la faire fléchir, loin de l’abattre. En face des appareils les plus terribles son œil est fixe, intrépide ; son visage ne change nullement, qu’elle ait de dures épreuves ou des succès en perspective. Donc le sage ne perdra rien dont il puisse ressentir la perte. Il a en effet pour seule possession la vertu, dont on ne l’expulsera jamais ; de tout le reste il n’use qu’à titre précaire : or quel homme est touché de perdre ce qui n’est pas à lui ? Que si l’injure ne peut en rien préjudicier aux biens propres du sage, parce que la vertu les sauvegardes, on ne peut faire injure au sage. 

 

Mais encore, n’y aura-t-il personne qui essaye de l’outrager ? On l’essayera, mais l’outrage n’arrivera pas jusqu’à lui. Un trop grand intervalle l’éloigne du contact des choses inférieures, pour qu’aucun pouvoir nuisible étende jusqu’à lui son action.

 

Or quelle extravagance qu’une même chose tantôt nous amuse et tantôt nous fâche ; que ce qu’on appelle grossièreté dans une bouche amie, devienne, dans celle d’un misérable valet, un joyeux persiflage ! »

 

Bien à vous très cher ...collègues.

 

Gonzo.

22:55 Écrit par Gonzo dans Général | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

Ah, l'ataraxie des Stoïciens !! Merci de reviver cette vertu morale qui fait tant défaut dans notre société moderne. Joli!

Bien à vous!

Écrit par : Micheline Pace | 17/06/2008

Très chère professeur !

Je vous remercie de m'avoir offert ce commentaire, je constate que vous appréciez la philosophie pure et dure de Môsieur Sénèque et oh que oui, malheureusement, cette vertu morale fait défaut dans notre société moderne... Ne désespérons pas !

Bien à vous.

Gonzo.

Écrit par : Gonzo | 17/06/2008

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