15/10/2008

Formation vous dites ?

Alors que toute profession a droit à une formation qui, en général, se rallonge de plus en plus, ce qui paraît normal, tant les temps changent et les spécialisations deviennent pointues.

 

Alors que les professions de sécurité publique, passent allègrement le cap de six mois. Pour les polices auxiliaires d’autres cantons, on arrive à 4 mois, il est vrai entrecoupé. Pour aller jusqu’à l’année, voire plus pour les polices cantonales.

 

Alors même que la profession d’ASM est régie, pour le moment, par un règlement, entrant dans le cadre de la LPOL (Loi sur la police)  et qu’une loi s’appliquant exclusivement à la profession, attendue depuis un très long moment, est prête à passer devant le Grand-Conseil.

 

Alors que nous nous dirigeons vers une nouvelle évolution de notre profession, souhaitée par les uns, demandée par les autres, que nos politiques sont tout heureux, semble t-il, d’avoir, enfin, obtenu quelque chose de l’Etat.

 

Nous nous heurtons à un problème de taille, lequel ? LA FORMATION. Trois mois en commune, voire sept mois en Ville de Genève, c’est comme tout  le monde le sait, largement suffisant pour un ASM. C’est normal, il a la science infuse et puis surtout, on a pas le temps, l’argent, les locaux et le personnel pour mieux les former…

 

C’est si facile et en fait, en réfléchissant bien, à partir du moment ou les ASM ont toujours réussi à faire face, se sont adaptés à toutes les situations, pourquoi en faire plus ?

 

En fait, ce problème est récurrent et l’on dirait bien qu’il va continuer à l’être. Les clivages politiques entre Communes et Etat, sans parler de ceux avec la Ville de Genève, la décentralisation et l’autonomie, tout ceci favorise une inertie difficilement compréhensible.

 

Ne pourrait-on pas,  à Genève, pour une fois, arrêter de se regarder comme le centre du monde, de ne penser qu’a soi, de ne vivre que pour soi et adopter une politique visionnaire et non, comme d’habitude, à courte vue.

 

D’autres cantons essaient de mettre sur pied des concepts visionnaires et se projettent dans l’avenir, alors qu’à Genève qui n’est pas avare de conseils vis-à-vis des autres, stagne, se demande, encore comment faire, qu’elle voie suivre ? Mais surtout sans aller trop loin !!!

 

Cest navrant, surtout que les ASM ont fait la preuve, depuis belle lurette de leur capacité d’adaptation et de leur pouvoir d’absorption de nouveautés.

 

La profession d’ASM est appelée à évoluer encore. Pour ce faire, nous avons besoin d’une formation digne de ce nom et non d’un ersatz donné à la petite semaine et s’il faut créer une formation spécifique, pourquoi ne pas ouvrir grande la porte à la Ville de Genève, dont les cours sont rôdés et de qualité, et être à la base d’une école 100% ASM, qui serait, simplement, supervisée par la gendarmerie et qui pourrait (à la longue) mener au Brevet Fédéral de Policier.

 

Tout est possible, il ne manque que la volonté politique, peut-être qu’une bonne pression des électeurs suffirait à déverrouiller la situation.

 

P.A. M –  GAZETTE ASM octobre 2008

10:41 Écrit par Gonzo dans Genève Police (s) | Lien permanent | Commentaires (2)

07/10/2008

Voter, oui mais pas n'importe comment !!!

Avez-vous constaté le nombre d'affiches placardées dans nos communes ?!? Il va y avoir des votations, oui ! mais ne faites pas n'importe quoi !

Un conseil, suivez cette lecture et votez intelligement ! Il n'y a pas plus franc que ce Monsieur, car il sait de quoi il parle LUI !!!

Bien à vous

Gonzo.

http://alainnicolet-monblog.blog.tdg.ch

 

MERCI D'AVANCE POUR CETTE ATTENTION ;-)

20:18 Écrit par Gonzo dans Général | Lien permanent | Commentaires (2)

02/10/2008

Une véritable gifle pour le Conseil d’Etat

Faute de base légale, le ­Tribunal fédéral (TF) a annulé mardi le règlement genevois interdisant la fumée dans les lieux publics. Une véritable gifle pour le Conseil d’Etat

En outrepassant ses prérogatives, le Conseil d’Etat s’est ridiculisé. «On ne peut pas parler d’erreur, mais d’abus d’autorité. Edicter un règlement d’application, rédigé en une semaine sur un coin de nappe, n’est pas sérieux.

« La liberté de chacun s'arrête là ou commence celle de l'autre »

La fumée est quelque chose qu'on ajoute artificiellement à l'air ambiant. Si on impose sa fumée, on envahit donc de force l'espace des gens à côté, l'espace personnel réservé à chacun. C'est donc par   A + B une simple évidence, aussi ambigu que cela puisse paraitre, que d'interdire la cigarette est un geste pour la liberté! (Dans le même paradoxe que quand on dit "il est interdit d'interdire"). Tout ceci en plus en omettant même que la fumée passive est cancérigène et que donc les employés des lieux publics augmentent leurs risques de mourir (ce dont se fichent complètement certains fumeurs à première vue). En gros, moi qui suis fumeur ça ne me viendrait pas à l'esprit de m'imposer aux autres, de piétiner le concept de liberté et d'imposer des risques de mort à d'autres avec des prétextes égoïstes.  Rien ne sert de fustiger le tribunal fédéral qui lui, applique la loi. On ne peut s'accommoder de la loi quant elle nous arrange et la fustiger quant elle ne nous arrange pas. Ce qui est marrant, c'est que j'ai voté OUI pour l'interdiction de fumer dans les lieux publics !!!!

« Je fume et je respecte le non fumeur »

09:03 Écrit par Gonzo dans Général | Lien permanent | Commentaires (2)